ITW. Exclu. Sacha Giffa : L'esprit Cardiac Kids au sommet du Parc Astérix (Partie 1).

26/06/2026

Simple, serein, décontracté voici trois adjectifs qui caractérisent l'état d'esprit, d'un ancien joueur de l'épopée Cardiac Kids à Marcel Cerdan. Sacha Giffa a tout connu en tant que joueur. Quinze ans plus tard, il goûte à un rêve qui se prolonge et devient réalité. Entretien, à Marcel Cerdan, mardi 23 juin, 72 heures après le titre de champion de France NM1.


Vous venez réaliser quelque chose, que vous avez déjà connu dans votre carrière de joueur. Comment vous êtes-vous préparés à disputer, ces finales de NM1 à l'issue du saison marathon à près de 50 matchs ?

Cette saison a été très très longue. On a dû s'adapter. Mon groupe a très bien réagi, c'étaient des montagnes russes. À un moment on a eu du très très haut, puis on a touché le bas. On a su répondre et réagir, c'est ce paramètre que j'aime. Un groupe très résilient.

Vous avez connu de grands moments dans votre carrière de joueur. Les playoffs NM1 restent un événement perméable et difficile à aborder, comment les préparer quand on est Levallois ?

On les a préparés depuis la présaison. Je suis un compétiteur. Je joue que pour des grosses compétitions, des finales. Je les ai pousser dans leurs retranchements. Le message il était clair. On est resté sur la même longueur tous ensemble. On voulait atteindre nos objectifs. Il fallait qu'on soit la meilleure défense. En playoff et juste avant les playoffs, on était l'une des meilleures défense.

Dans l'ADN initial, les suiveurs de ce championnat pouvaient attendre avec le visage d'une armada offensive, flashy, sur les postes extérieurs. Ca n'a pas été évident ?

Effectivement, comme je le disais ça n'a pas été évident (avec des hauts et des bas). On a dû apprendre à se connaitre. Il faut comprendre le coach connaître sa philosophie et savoir où on veut aller. Je pense qu'ils ont progressé pendant la saison. Gagner des matchs c'est bien, mais progresser c'est mieux. 

Cette réussite est-elle la résultante d'un fruit de tout un staff élargi. Des conditions de travail optimal... 

On a des préparateurs individuels comme Thierry Zig, le général Manager (NDLR Moustapha Sonko), des coachs qui ont joué Steve Essart, le préparateur physique : Aurélien Morel, ça a été très facile pour moi d'adapter tout le scénario.

À titre personnel, votre saison a été éprouvante, plaisante ? Vous découvriez pleinement la division après avoir repris l'équipe en cours de saison dernière.

C'est ma première saison en tant que coach principal. J'apprends. Pour moi, ce n'est que de l'apprentissage. Ce n'est pas facile, ça m'a procuré beaucoup de sensations et d'émotions.

C'est aussi l'endroit dans lequel vous avez grandi, vous vous retrouvez aujourd'hui avec vos amis... Est-ce que vous qualifierez Levallois d'une famille ?

Plus que ça. J'ai fait mon école, mes études à Levallois. Levallois c'est la maison, mes premiers amours. Redonner ça et revenir à Levallois. Je suis un des hommes les plus heureux en ce moment. Ce n'est pas terminé.

L'aventure est donc loin d'être terminée, c'est une annonce  ? Souhaitez-vous vous inscrire dans la longueur avec les Mets ?

Rester dans le coaching ou ailleurs. En tout cas, oui je souhaite rester dans mon club de coeur et continuer de le faire avancer.

Cette division a beaucoup progressé à l'époque où vous étiez joueur. Que pouvez-vous nous dire au sujet de votre découverte de la NM1 et de son niveau ?

Je ne connaissais pas le niveau de NM1. Mais je savais qu'il s'agissait d'un championnat qui regroupe beaucoup de très bons joueurs qui n'ont pas eu la chance de passer un cap, mais qui sont très talentueux. (L'exemple de Kokila : être capable de passer de NM1 en Pro)... La Nationale 1 est l'endroit pour terminer son cursus d'apprentissage. Avec la règle des deux étrangers, ce sont les français qui ont un vrai niveau. Certains joueurs doivent passer par cette case qu'est la NM1, car après en pro (LNB), le nombre d'étrangers, fait que ton bagage technique : doit être complet. 

"Garder nos joueurs français"

Avec cette montée en Elite 2, confirmez-vous qu'une grande partie de l'effectif va être prolongé ? Beaucoup ont pris la lumière, suite à ce côté très humain que vous avez apporté.

C'est vrai que j'ai voulu apporter ma touche personnelle : très humain et famille, avec aussi de la discipline et de la rigueur. J'ai connu le haut niveau car tout n'est pas facile. Je reste dans mes valeurs de travail et de partage. Je vais bien-sûr garder une partie du groupe. Il y a des choix à faire. On va continuer avec nos joueurs français et rajouter à quelques postes on où on a galéré cette année. Je suis fier de mes joueurs. On a un groupe d'investisseurs... On va prendre des décisions douloureuses. C'est la vie. Mais, nous souhaitons rester sur l'ADN du club : l'identité parisienne et rester avec nos joueurs français. 

Vous aviez signé à la mi-saison, un joueur qui a rapidement été un joueur majeur de votre vestiaire. Il se blessera à la fin de la première phase. L'absence de Charles Minlend JR est-ce un tournoi dans votre saison ? Beaucoup l'ont pourtant oublié.

Il avait un vrai impact dans le groupe. Mais quand il était blessé. Pour moi c'est un green changer, Charles Minlend. Sur la traction arrière, il pouvait toujours menacer, être productif des deux côtés du terrain.

Son avenir peut-il s'inscrire à Levallois en septembre ? 

On va voir comment il va se remettre. Mais c'est des joueurs comme ça que j'aime qui sont efficients des deux côtés du terrain. Pour terminer oui ça a été un tournant, car on a dû redistribuer les cartes. Il ramenait de la densité. On a eu un coup de mou en poule haute, c'est quand on l'a perdu. C'est là où je remercie le groupe. Le groupe s'est ressaisi et est allé de l'avant.

Au sujet de Mulhouse, que vous avez joué cinq fois, comment la caractérisez vous (une équipe sur le papier avec moins de moyens que Levallois) ?

Avec un peu moins de moyens, Mulhouse a toujours été le poil à gratter, avec une philosophie défensive. Je connais très bien Frank Kuhn (à Strasbourg). Chapeau à eux, ce n'est pas évident. Ils ont perdu des joueurs (Faulkner) mais ont su signer un très gros joueur, Patrick Mwamba. Ils ont perdu Mukuna (sur la Finale match 2), mais (Gollé) Dembélé a montré une vraie progression. Elle mérite ce qu'elle mérite. Elle n'est pas arrivée en finale pour rien. 

Quelques heures plus tard, la suite de l'interview s'est poursuivie en présentiel en Ile-de-France, notre équipe a été reçue dans les Bureaux de Marcel Cerdan, à Levallois.

On vous sent détendu, quand on vous voit en présentiel, on ressent réellement, ce titre vous a changé, depuis la finale aller !

Je suis content, ce matin (le 23 juin dernier) on a été reçus à la mairie, avec nos sponsors (John Reed, Potlee). J'ai vu mes joueurs avec la médaille (en or). Franchement , on écrit une page. C'est quelque chose d'extraordinaire, on ne peut plus nous le retirer.

Il nous semble que ce n'est d'ailleurs pas votre première médaille à titre personnel ?

Non, j'en ai déjà gagné avec l'équipe de France la médaille de bronze. Avec Levallois on a été champions de Pro B. J'ai beaucoup perdu en finale. Ce qu'ils ont fait les gars c'est extraordinaire.

Y-a-t-il un retour à la vie normale ou l'effervescence continue, 48h après ?

Quand on se balade à Levallois, il n'y a que des remerciements. Les gens sont contents. Il y a de l'engouement. Levallois c'est une ville de basket.

Retrouve-t-on finalement cette ADN, qu'a marqué le basket à Levallois, encore il y a 3 ans, ça devient presque le premier club sportif de la ville, derrière le Volley, qualifiez-vous cet instant d'apothéose ?

Le volley, ce n'est pas entièrement Levallois, c'est Saint-Cloud. Apothéose ? On a vécu de très grands moments de basket ici à Levallois. C'est un renouveau, une renaissance. C'est le phénix qui renait de ses cendres.

Vous avez été l'assistant de Vincent Collet ici à Levallois ex Métros 92...

(Il coupe)

L'assistant coach de Vincent Collet, de Jurij Zdoc, Freddy Fauthoux pendant 3 ans. J'ai connu Levallois, les Métros, Boulogne-Levallois.

partie 2 en ligne ce vendredi 24/07/2026 en suite de l'article. 

Propos recueillis par Gauthier Carboni à Marcel Cerdan, Levallois, le 23 juin 2026. 

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