Paris-Boulazac, après avoir parlé en dehors des terrains, les Périgourdins et le club de la capitale ont croisé le fer, ce dimanche après-midi dans une Adidas Aréna garnie. Boulazac n'a pas à rougir de sa prestation. De la fatigue et six minutes manquées en fin de match, ont enteriné tout espoir d'exploit dans la capitale. Paris reste invaincu et conserve sa place dans le trio de tête.
Un BBD, relâché, qui créé la sensation en première période.
A la surprise générale, Boulazac imposait son tempo in extenso. Les Parisis ne parvenaient pas à limiter l'intensité imposée par les troupes d'Alexandre Ménard (2-7). En l'absence de nombreux cadres et internationaux sur les lignes arrières (Hifi, Ntilikina), les locaux manquaient de cartouches et facilitaient leur pécule sur des paniers proche du cercle. L'agilité et la bonne main de Sébastien Herrera (2/2 à trois points), remettaient les hommes de la Capitale devant (15-14). Pourtant, sans l'apport du Nbaer, Beverley, Eito-Estrada replaçaient le BBD en tête. Un mano-à-mano se poursuivait dans le deuxième QT. Boulazac commettait davantage de faute. La rotation des joueurs de l'Aquitaine était limitée, mais les visiteurs tenaient bons, et déroulaient avec aisance, leurs play. Dans leur lancée, du week-end passé face à une autre écurie européenne, le BBD continuait son bonhomme de chemin. Elizier-Vanerot, l'ancien de l'ASA Basket, s'offrait son deuxième tir primé au meilleur des moments (32-40), à 2 min 23 de la pause. Dans son registre Hommes apportait de la fraîcheur dans le dos d'une défense de Boulazac assez haute. Malgré des organismes bien enraillés par la nouvelle semaine de Coupe d'Europe, les hommes en blanc recollaient à la pause avec un dunk rageur de Tyson Etienne à quelques secondes de la sirène, (41-44).
Rhoden l'homme qui éclaire et réveille Paris
Au retour des vestiaires, la tension restait apparente sur les visages, "ce classico" annoncé en coulisses restait très serré. Boulazac comme lors de la première période reprenait les renes grâce à l'impact épatant de son duo (Uduje-Miyem-Bell). (43-51). Un temps Boulazac prenait le large Paris recollait sans jamais parvenir à prendre le large. Les contres rondement menés offraient de l'air aux partenaires de Rhoden (49-51, 25e). C'est dans la peinture que les Périgourdins insistaient pour tenter de conserver. Les organismes des visiteurs commençaient à afficher quelques signaux de détresse. Le 1/4 sur la ligne de réparation laissait quelques occasions aux résidents de la Porte de la Chapelle de reprendre. Décidément, le jeu connaissait peu d'interruptions et les deux équipes offraient un joli spectacle. Les deux défenses laissaient pas mal d'espace pour les snippers (Rhoden à nouveau, et Shumate coté BBD). Sentant que son équipe allait lâcher, le coach emblématique du BBD stoppait le jeu pour la deuxième fois du quart temps. Porté par son duo US, Etienne-Rhoden (18 points et 14 unités) soit la moitié du score affiché à l'issue d'un 3e quart temps, équilibré mais remporté par les Parisiens (21-15).
Boulazac manque de lucidité et sort du match
Dans les dernières minutes, Paris a su reprendre son destin entre ses mains. Avec davantage de rotations, les locaux illustraient tout leur expérience avec des joueurs qui connaissent parfaitement la salle. Herrera remettait une gâchette et Faye s'offrait quatre points de suite. L'écart était créé au meilleur des moments. Malgré une bonne attaque en première période, les Périgourdins était au bord du rupteur (72-61), avec de nouvelles pertes de balles, face à une défense plus agressive de leurs adversaires. Libéré, Alexis Ville réduisait l'écart en ouvrant son compteur. Boulazac avait plié bagage, dans les ultimes minutes, l'écart qui se créait en faveur du Paris Basket, ne relevait pas de l'entièreté du contenu Périgourdin, ce dimanche 18 octobre, à l'Adidas Aréna. Tyson Etienne ajustait son scoring avec deux dernières flèches longue distance (90-75).
Réactions à venir.
A l'Adidas Aréna,
Gauthier Carboni